J'aime pas mon métier !

Publié le par Dunno

 

hate_my_job.jpg(Attention, avant de commencer la lecture, fais-toi un casse-croûte !)

 

 

Vous savez, ce moment où vous rencontrez de nouvelles personnes, une fois que vous avez échangé les politesses de base (le prénom, l'âge et t'habites où déjà ?) vient la question fatidique : tu fais quoi dans la vie ?

Ces derniers temps j'ai développé une nouvelle obsession, le métier des autres. Dans les journaux ou magazines, quand les gens témoignent, souvent il y a ces trois informations essentielles, qui permettent de plus ou moins "connaître" la personne : prénom, âge, métier. Alors c'est sûr, certains métiers ne me font absolument pas envie (ce n'est pas une question de sous-métier !), d'autres m'interpellent (par quel twist mystérieux de la vie devient-on proctologue par exemple ? ou quel enfoiré fini faut-il être pour être huissier de justice ?), mais cette nouvelle curiosité m'a renvoyé à bien des questionnements à mon sujet.

 

Alors voilà, lecteur, je te le dis. Comme mon diplôme l'indique je suis (roulement de tambour) assistante de direction (généralement, je dis essayeuse de fauteuil, ça fait plus mystérieux, t’as vu). Tada. En fait c'est secrétaire, avec un plus (je parle du diplôme hin, j’ai pas dit secrétaire porno). Ou pas en fait. Comme j'aime à le répéter, si je pouvais revenir en arrière, je retaperai ma 3ème au collège. Pour moi, c'est le moment où j'ai foiré puissance mille. Alors c'est sûr, si je reviens en arrière, il y a plein de choses que j'ai vécu que je ne pourrai pas refaire (comme partir vivre en Australie pendant un an, avant que ce soit la mode) mais je me dis que j'aurai pu travailler dans ce qui me branche pour de vrai. Ou pas.

J'ai scratché ma 3ème, suite à ça j'ai été orienté en BEP. J'avais le choix entre 3 branches : le secrétariat, la compta ou la vente (autant dire que c'était le pied). Le choix a été vite vu : je suis nulle en chiffre et je ne me voyais pas vendeuse. En BEP j'ai flippé. Les profs m'ont encouragé à faire un bac STT pour récupérer une voie plus généraliste, j'ai flippé (manque de confiance en soi + peur de l'échec), je suis allée vers un bac pro, la solution de facilité. Au moins je savais que c'était du tout cuit. Ça l'a été puisque j'ai eu mon bac avec mention bien en en foutant pas une. Je filai comme un train sur les rails : je ne détestais pas l'école, en plus j'y arrivais bien... pourquoi changer et prendre le risque de me prendre une tôle ? J’avais pas les épaules pour ça.

Après le bac, j'ai eu une année compliquée où rien ne s'est déroulé comme prévu. J'avais une place en fac mais... bon, c'est devenu compliqué (problème familiaux, etc) donc j’ai du faire une croix sur les études. L'année suivante, après avoir fait tous les jobs pourris qui commençaient pas le mot "télé" (téléconseillère, télévendeuse, télé-enquêtrice, téléprospectrice, télévatefairependre oui !), j'ai décidé de faire un bac+2. Donc j'ai rempilé deux ans en BTS assistant de direction, sans grand enthousiasme.

 

Et là j'ai eu la chance d'intégrer une grosse boite et d'avoir une tutrice qui m'a vraiment appris le métier, loin des méthodes poussiéreuses que j'avais vu au lycée. Et je me suis dit "hé, pourquoi pas finalement ?" j'y ai cru dur comme fer, assistante, finalement, c'est pas si mal.

Les années ont passé et même si je n'avais pas le boulot de mes rêves, ce que je faisais me convenait : peu voir pas de responsabilité tout en ayant l'opportunité de faire des choses intéressantes. Sur plusieurs postes, j'ai eu la chance de voir autre chose que du secrétariat lambda. J'étais loin du classement, du standard, de la saisie de courrier ou de notes... Toutes ces conneries qu’on nous montrait à l’école. J'avais un vrai poste, avec de vrais dossiers à gérer... à mon niveau bien sûr, mais quand on me demandait mon avis, c’était pour de vrai. J’étais pas juste chargée de tenir un agenda et de dodeliner la tête avec l’air entendu (OK boss, je vous apporte le dossier machin). Quand je bossais en Enfer, je gérais les livraisons et sorties de marchandises de plusieurs entrepôts. Si mes chefs de l'époque n'étaient pas des suppôts de Satan, j'y serai peut-être encore aujourd'hui... ou pas. Quand je bossais chez Fashionandpouf, j’ai participé au lancement d’un magazine féminin en organisant la conférence de presse (oui, un journal féminin que vous connaissez) dans un chaos total. Quand je bossais chez Lolo, je m'éclatais en organisant des réunions, des séminaires de folies avec un super budget, j’ai tâté un peu du marketing, un peu de gestion de stock... Je me sentais utile, mon boulot avait un réel impact sur l’avancée commune de l’équipe et surtout j'étais récompensée. Déja, le fait de voir tout son travail aboutir est une récompense, mais en plus quand ton responsable le remarque... ça te booste vraiment pour te lever le matin. J’étais un véritable maillon d’une chaîne, celui qui agissait dans l’ombre, certes, mais sans lequel ça ne fonctionnerait pas. En fait, généralement, dans mes anciens postes, je n’assistai pas une personne en particulier, mais une équipe dans son travail. Et bien sûr, il y avait des tâches chiantes (commande de fournitures… ah ouais toi tu veux un Bic ? ouais mais j’ai pris une boite de Pilot moi… bon ok jte prend un Bic…), mais c’était laaaaaaargement compensé par mes autres tâches beaucoup plus intéressantes. D’ailleurs, le fait d’être traitée d’égale à égale (dans une certaine mesure, évidemment), me permettait d’être moi-même (chieuse, quoi).

 

C’est ce genre d'expériences qui me faisait penser que, eh... pourquoi pas ? Certes, je n'évoluerai jamais (la seule évolution possible de l'assistante, c'est l'ancienneté... sauf exception), mais au moins je ne détestais pas mon travail. Je le défendais même, contre les connards que j'ai croisé sur ma route, ceux qui balançaient des phrases, mine de rien, du style "franchement, faire du 9h-17h, c'est pénard !" ou "ça va, secrétaire, c'est quand tu fais les cafés hahaha !". A ceux-là, je pouvais leur tenir tête en leur disant tout ce que je faisais, alors qu'ils pensaient surement que c'était une fée pendant la nuit qui avait préparé un séminaire de 5 jours au Maroc, de A à Z, par magie... Et non, ducon, c'était moi ! Mais sinon, si ce sont les horaires qui te posent problème, vazy, on échange nos places, tu me files tes 3000 euros par mois et toi tu feras 9h-17h... Y a aucun problème.

Désolée, au salaire où je suis payée, les heures supp' sont comptées à la minute prêt.

 

Bref, avec tout ça, j'avais plus ou moins mis de côté ma passion, en me disant, toute flippée que j'étais, que de toutes façons ça ne me mènerait à rien. C'est fou comme on a du mal à sortir des sentiers battus des fois... La peur de se retrouver au chômage, sans le sou, à la rue... d'être un raté... de se retrouver à mendier dans le RER.

J'ai connu des périodes de chômage également. Se lever le matin, parcourir tous les sites de petites annonces qu'on trouve sur le net, trier celles qui ne valent pas le coup d'œil (trop loin, mal payé, secteur pourri), postuler à celles qui sont vaguement intéressantes... et passer le reste de la journée à douter, en espérant que le téléphone sonne. J'en ai déjà parlé ici, mais pendant ces périodes-là, c'est là que je réalisais que le métier que je fais... ne me correspond absolument pas.

 

Généralement, une offre d'assistante de direction, c'est grosso modo ça :

 

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Rattaché(e) à un directeur, vous aurez en charge les missions suivantes :

 

La gestion d’agendas (trad : prendre des rendez-vous et les enregistrer dans l’agenda du Boss, sans faire trop de fautes)

L’organisation des déplacements (trad : si votre poste est international, ça peut être sympa. Dans certains cas, ca peut être simplement le fait de reserver un taxi pour que Boss aille à sa réunion. Ouf malade !)

L’organisation des réunions (trad : encore une fois, ca varie énormément. Cela peut aller de réserver une salle sur un logiciel interne à l’organisation d’un séminaire ouf malade dans le Larzac)

La gestion du courrier (trad : tu reçois du courrier. C’est bien. Distribue-le maintenant.)

La gestion des notes de frais (trad : déjeuner, taxi… hotel, billets de train ou d’avion… Boss a le droit de se faire rembourser tout ça. Oui, y compris le déjeuner pour deux personnes à 500 euros à la Tour de Cristal un samedi soir. C’était un rendez-vous pro)

 

Votre formation

Niveau BAC +2/3 type secrétariat assistanat ou plus général (Droit, Lettres, Gestion) vous justifiez d’une expérience de deux ans sur un poste similaire. (trad : un bts fera l’affaire)

 

Vous avez une bonne orthographe (trad : révisez votre Bescherelle avant l’entretien. Sinon le correcteur automatique de vos logiciels fera l’affaire)

Vous maitrisez le Pack Office et de façon parfaite Word et Excel (trad : oui, nan mais ça c’est un minimum quand même)

 

Votre sens du contact et du travail en équipe, votre rigueur ainsi que votre aisance relationnelle vous permettront de vous intégrer rapidement dans cette structure. (trad : blablablaaaaaaaa… on s’en branle. Fait pas ta timide, c’est tout).

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Quand tu vois ce genre d'offre et qu'une envie irrésistible de te jeter par la fenêtre te prend aux tripes, il faut te poser des questions. Et je m'en posais, beaucoup. Et je les étouffais, pasque pas le choix (loyer à payer, généralement), puis je postulais. Et de temps à autres, j'étais appelée pour un entretien. En dehors de rares exceptions, j'avais toujours le même discours, hyper rodé, à l'épreuve des balles. J'arrivais à me glisser dans un personnage type et confiant, et je laissais les paillettes de mon cv (grosses boites + voyage à l'étranger) faire le reste. Je suivais à la lettre les consignes que donnent les recruteurs (je posais une question sur la boite, l'environnement... puis je demandais quel type de personne était recherchée et ensuite je citais une de mes expériences qui collaient avec le personnage voulu). En général, en entretien (je me vante pas souvent pour de vrai, mais là, j'y vais), je m'en sors plutôt pas mal. Sauf une question, une question qui me fait toujours l'effet d'un coup de tournevis dans le ventre, parce que c'est la question que je crains :

- Comment vous voyez-vous évoluer sur le moyen-long terme / d'ici 5 ans ?

 

La question que je hais.

Etre assistante en France, ça n'a rien à voir avec la pratique anglo-saxonne où, tout diplômé que tu sois, si on te propose un poste d'assistant c'est censé être un tremplin. En France, quand tu es assistant, tu restes assistant. Alors c'est sûr, y a des "grades" officieux : de secrétaire/assistant administratif, secrétaire/assistant d'équipe, assistant de manager et enfin assistant de direction, la vraie, celle qui a 15 ans d'expérience avec elle et qui bossent avec un Directeur général ou plus. Mais finalement, c'est surtout une question de salaire.

Ouiii, là on va me dire "ha mais je connais Machine, qui a commencé comme assistante, puis grâce à une promotion interne elle est devenu chef de projet trucmuche !" Effectivement, il y a toujours des exceptions, des gens qui ont réussi à contourner la règle, grâce à une boite ou un patron qui a vu le potentiel et qui souhaite (re)dorer son blason en faisant de la formation/promotion interne. Mais dans la plupart des cas, tu changes de boite, mais pas de corps de métier. Même s'il y a des taches plus intéressantes d'une boite à l'autre, le titre reste le même.

A cette question toute pourrie, j’avais réussi à trouver une réponse passe partout, un truc du genre : « Pour l’instant je n’ai pas d’objectif précis. Tout dépend des évolutions proposées en interne. J’y songerai au moment venu. ». En gros, t’as pas les dents qui rayent le parquet (= stable pendant quelque temps) et t’es pas pressée (= stable encore plus longtemps). Souvent, ça passait plutôt bien et le recruteur avait l’air satisfait.

 

Quoiqu’il en soit, la machine commençait à rouiller.

Le coup de grâce a été quand j'ai atterri dans la boite où je suis actuellement. Vous voyez, jusqu'à présent je me défendais bec et ongles pour contre le stéréotype de la secrétaire nunuche qui sert à rien, en disant que c'était le secrétariat des années 50. Et bien j'ai découvert que dans certaines boites, le secrétariat des années 50 était toujours d'actualité. Mad men style (la carrosserie parfaite en moins). Une vraie claque.

En entretien, on m'a fait miroiter un poste au cœur de l'actu, des deadlines serrées et du stress à tous les étages. Quelques parts, je m'en fichais un peu (j'étais encore dans une situation compliqué, il me fallait un sacro-saint CDI), j'ai signé.

Et là, rapidement tu te rends compte que, oui, t'es au cœur de l'actu, oui y a des deadlines qui ressemblent à des strings, oui y a du stress... mais toi t'es assistante, ma bonne dame. Ton rôle à toi est de répondre « waf » quand on t’appelles, et puis tu imprimes le dossier (c'est à dire que tu mets les petites feu-feuilles dans de jolies sous-chemises coloriées, dans l'ordre, hin, si tu sais compter) et puis tu fais office de standard téléphonique.

La claque, je vous dis.

Je suis devenue le stéréotype que je déteste. La plante verte. Non seulement, mon boulot est inintéressant au possible (donc imprimer des dossiers et répondre au téléphone hin), mais en plus je bosses pour des gens qui arrivent à te complimenter tout en te prenant pour de la merde. Ceux qui balancent des balances de compliments suintant de miel comme si c'était une bénédiction divine "ha lala, qu'est-ce que je ferais sans vous, Dunno ! Heureusement que vous êtes là !" (Bah tu te sortirais les doigts du cul, connasse !!). Sous des devants pleins de sourire, de fausses douceurs, de gentillesses d'enfant de 4 ans, en fait se cache une grosse feignasse qui pense que son cerveau de l’or en barre, incapable de passer un coup de fil elle-même, ni même de faire dix pas dans un couloir pour aller chercher la feuille qu'elle vient d'imprimer. Tout ce qui n'est pas en lien avec son travail directement lui est insurmontable, alors je reçois des mails "merci d'imprimer" ou "appelez-moi trucmuche" ou "oh lala je suis perdue, comment on fait un tableau ?" et j'en passe...

Je ne sais pas ce qu'on leur dit à ces gens-là, quand ils étudient à Sciences-Po ou dans une école de commerce, mais tous ressortent avec les mêmes symptômes : l'impression d'être sorti de la cuisse de Jupiter, d’être la représentation faite Homme du Graal.

Si certains déchantent en arrivant dans le monde du travail (comme j'en ai vu quand je bossais chez Lolo), en se rendant compte qu'ils doivent partager une assistante avec 10 autres personnes et qu'ils sont donc obligés de devenir autonome, qu’en plus l’assistante a le droit de donner son avis… c’est la débandade. Mais d'autres atterrissent dans une boite comme la mienne où la politique est de décharger tous ses tracas sur l'assistante, histoire qu'elle fasse en gros la bonniche. Et là, quand c'est la politique de la boite, y a rien à faire (à part partir, évidemment). Inutile d'essayer de changer le système de l'intérieur, vous serez la seule. Les autres avant vous s'y sont cassés les dents et n'essayent plus. A la limite, vous pourrez forcer votre chef à retenir comment on fait les copier/coller sur Word, ou à ajouter une nouvelle diapositive sur Powerpoint, mais en dehors de ça, vous serez son cerveau à chiottes : à vous de retenir toutes les merdes (Dunno, vous vous souvenez du mail reçu l’autre jour aux alentours du mois de mai... vous savez... le mail-là ? Cette année… ha non je sais plus… en 2010 je crois non ? Comment ça vous étiez pas là ? C’est pas mon problème… Regardez dans mes archives !).

Et encore, j'ai la chance de bosser pour des gamines, ex-fifilles à maman (serre-tête incrusté), qui ne savent que minauder pour se faire respecter. Jamais un mot au-dessus de l'autre, toujours le sourire, même jaune, ainsi, ce ne sera jamais de leurs fautes, toujours celles des autres. Résultat, impossible d'avoir une discussion franche avec elle et donc d'arranger le moindre malentendu, vu qu'elles font la gueule dès qu'elles ont un pet de travers (c'est-à-dire à chaque fois qu’on leur répond autre chose que « ok, je m’en occupe »). Mais je dois dire que c'est assez flippant de voir des bonnes femmes de 40 balais agir ainsi.

Finalement, je regretterai presque mes anciens suppôts de Satan parfois... Les connards qui s’assument, sont, au final, les moins chiants à gérer.

 

Petit à petit, j'ai vu mon intérêt pour mon boulot s'effilocher, mon humeur s’assombrir (oui c’est possible). Au bout de six mois, j'ai fait un constat : même mes stages en BEP étaient plus intéressants. Le pire, c'est que c'est vrai ! Je ne dis pas ça pour faire une figure de style ! Mon boulot actuel est simple, monkey style : je réponds au téléphone et transfère l'appel (moi on ne me dit jamais rien d'intéressant à part "y a un pli pour ta chef à l'accueil"), j'imprime tout un tas de feu-feuilles pour les mettre dans des jolies sous-chemises colorées et dans l'ordre, parfois je vais réserver une salle et du café, parfois je vais envoyer un mail pour convoquer des gens à des réunions prévues un an à l'avance, et comme les gens ne répondent pas, deux jours après je passe des centaines de coups de fil pour savoir qui vient, qui vient pas... Et tout ça, c'est cyclique (histoire de rigoler un peu), il y a des périodes calmes et d'autres fois où toutes mes réunions (prévues un an à l'avance, remember) ont lieu en même temps... et donc ça s'accélère un peu. En dehors de ça, vraiment... mon cerveau a largement eu le temps de se rouiller. Et ça fait un an et demi. Autour de moi, toujours le même discours, les plus anciennes sont aveuglée par leurs conforts, d'autres n'ont pas vraiment le choix (famille, enfant en bas âge) et puis les éternels râleurs, ceux qui contrent tout et détestent tout le monde mais qui reviendront pointer tous les matins jusqu'à la retraite.

 

Alors j'ai pensé à partir. Evidemment, moi et mon cv en or (c'est pas moi qui le dit), on n’a pas peur de braver la crise !

Alors j'ai regardé les annonces. Et puis j'ai regardé ma fenêtre. Que faire quand le boulot fait chier et que les offres d'emploi (quand il y en a des intéressantes) dépriment ? J'ai toujours pensé que le travail était très important pour mon bien-être personnel, car source de revenus et preuve d'indépendance. C'est vital. Mais en même temps, je n'arrive tout simplement pas à me contenter d'avoir un salaire à la fin du mois si je ne suis pas épanouie au boulot. C’est grave docteur ? Je ne suis pourtant pas une privilégiée.

L'idée de me retrouver au même stade quand j'aurai 50 piges me glace le sang... je ne sais pas comment font les autres. Quand on est petit, personne ne rêve d'être secrétaire... c'est pas un métier de passion alors c'est un métier qu'on fait par dépit ?

 

Mais heureusement, tout cela se termine bien, pour l'instant. Il semblerait que j'ai reçu un signe magique en cours de route, ce qui a, comme qui dirait, réveillé ma passion. J’ai fait une demande de CIF qui a été acceptée. Je sais que j'ai une vision idyllique de la chose (faire un métier qui me plait, tant pis si ça rapporte moins) mais je me dis qu'il faut que j'essaie. Au moins que j'essaie. Sinon, je le regretterais.

 

De toute façon, je n’ai pas le choix, je retourne sur les bancs de l'école en septembre.

 

Retour à la case départ, donc.

 

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Anna 23/09/2016 15:40

Coucou !
C'est fou, j'ai fait les mêmes études que toi et cet article est mot pour mot ce que je pense. J'aurai pu l'écrire ! Je suis aussi en pleine remises en question et je guète aussi d'un œil la fenêtre (on a toute les 2 eu l'idée de la défenestration ^^). Comment t'as fait pour changer de voie ? Quel est ton travail maintenant ? Je sais que ce blog n'est plus actualisé, mais on ne sait jamais.
Bisous

Luna 11/01/2016 10:04

Bonjour,
Merci pour le partage que vous avez fait! J'avoue que je suis aussi passée par là. J'imagine la galère que vous devez vivre mais en tout cas, il ne faut pas baisser les bras. J'ai bien eu de la chance de me faire aider par Jérôme de www.gagner-argent.org. Maintenant, je m'épanouis et je gagne plus mieux.

Natiora 31/07/2012 12:55

On est dans la même situation, plus ou moins. Je déteste mon métier de vendeuse, et le faire alors que j'ai un BAC +4 ça me fait déprimer. Je suis aussi en pleine remise en question.
Bon courage en tout cas :)

Dunno 31/07/2012 13:31



Nat' pour l'instant on est encore jeune, on a encore le temps de se retourner et d'envisager d'autres possibilité. Le tout c'est de pas s'y prendre trop tard. Bon courage miss ^^